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 Le Haïku

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~ Grand manitou ~~ Grand manitou ~
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Date d'inscription : 03/09/2011
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MessageSujet: Le Haïku   Mer 3 Oct - 12:24




L’art du Haïku

Cher lecteur, en ce jour, nous sommes d’humeur poétique ! Nos amis du soleil levant illustrent parfaitement ceci avec le Haïku. Sous cet étrange mot, que se cache-t-il ?


Qu'est-ce que le Haïku ?
Le Haïku est un petit poème, composé de trois vers, dont chacun possède respectivement 5,7 et 5 syllabes. Ce poème renvoie systématiquement à la nature. Ce qui d’après moi est un excellent exemple de la culture japonaise : une culture proche de la nature !

Il se doit d’exprimer de forts sentiments devant des éléments communs, des choses que l’on voit au quotidien mais sans jamais vraiment y prêter attention, comme le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans un étang, un objet ou un animal.

Le Haïku est un poème qui doit se lire au premier degré, aucune métaphore n’est présente. De plus il suit des codes pour pouvoir être court. En effet ce genre de poésie ne ressemble pas du tout à ceux de nos poètes occidentaux qui noircissent des lignes et des lignes de vers à notre grand bonheur (ou malheur, selon les goûts de chacun). Oui, le Haïku se doit d’être court, mais il exprime tout de même beaucoup d'émotions, et c’est là où réside tout son art !
Chaque poème est associé à une saison, et des interjections ou des exclamations particulières sont employées pour suggérer les sentiments du poète et mettre ainsi en avant son état d’âme. Les Haïkus sont des poèmes d’une grande musicalité, des allitérations et des onomatopées sont utilisées à cet effet. Il n’y a cependant pas de rimes, celles-ci étant remplacées par des répétitions de mots ou de sons.


Comment est-il construit ?
Pour sa structure, le Haïku se définit comme ceci : Les deux premiers vers présentent un fait ou évoquent un lieu, un moment. Le dernier vers, lui, constitue la chute. Il comporte un élément inattendu qui surprend, étonne. L’effet de surprise est très important, c’est lui qui donne au Haïku ce caractère étrange, fantaisiste et humoristique. Après, il faut bien sûr que votre humour s’y accorde…


Sa naissance
Aha ! Je vois dans vos yeux que vous vous demandez depuis quand cette poésie farfelue est apparue ! Et bien au XVIe siècle ! Dès le début le Haïku a su solliciter une grande faveur dans tous les recoins du Japon. On pourrait s’imaginer que ce sont des marcheurs solitaires, des moines reculés de toutes civilisations qui s’amusaient à écrire de pareilles choses, mais pas du tout ! Les Haïkus nécessitent une grande convivialité. Jusqu’à la fin du XIXe siècle des réunions où les professionnels du genre décernaient un prix aux meilleurs poèmes étaient organisées, et au XXe siècle les Haïkistes se réunissaient pour discuter de leurs œuvres, partager et échanger des idées.

Parlons du Haïku d’avantage en profondeur, discutons de son origine. Il est issu de trois genres poétiques : Le Waka ou Tenka, le Tsugi-uta ou Renga et le Haïkai-renga. Ces poèmes comportaient trois vers qui servaient à situer le texte par allusion à la saison en cours. Au XVIe siècle, pour réagir contre la formalité qui avait envahi ces genres de poésies, certains poètes décidèrent de créer un nouveau style à partir de ces trois genres : le Haïkai, (le terme Haïku n'arrivant qu’au XXe siècle), ce qui signifie badinage. Ce genre est devenu rapidement un divertissement, une sorte de jeu de société pour les bourgeois de l’époque. Ce n’est qu’avec Bashō Matsuo (1644-1694) au XVIIe siècle que le Haïku acquit un statut sérieux.
Aujourd’hui, le Haïku est encore pratiqué mais de manière différente, les sujets diffèrent et les règles traditionnelles du genre sont rejetées. Son esprit est tout de même conservé : un poème bref et simple dont le but est de saisir un moment fragile, une sensation rapide.
L’influence du Haïku est présente dans la poésie moderne.


Exemple
Solitude
Sur une branche morte
Repose un corbeau:
Soir d'automne!

Référence. Bashô. Autre poème de Bashô
Dans la vieille mare,
une grenouille saute,
le bruit de l'eau.

Son original en japonais :
furuike ya
(古池や)
kawazu tobikomu
(蛙飛込む)
mizu no oto
(水の音)



De ce poème il existe de multiples traductions, en particulier avec le dernier vers qui pose problème. De nombreux haijin (poètes pratiquant l’art du haïku) préfèrent « le bruit de l’eau », plus proche du sens littéral, à « un ploc dans l’eau » comme le voudrait la traduction stricte.
Le Haïku est un poème qui évoque, c’est au lecteur à se faire une idée de ce qu’il peut vouloir dire. Une sorte d’enseignement à chacun dont le véritable sens est connu par l’auteur.

Pour conclure, je peux faire un lien avec tous les autres arts japonais : si nous nous y arrêtons rapidement, nous pouvons voir que les japonais aiment la simplicité, la création aérée, pleine de sens cachés….Le Haïku est bien dans cette continuité…Enfin c’est ce que j’ai pu en retirer !
    texte by Amaterasu
    codage by Didi Farl
    correction by Musashi


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